Par delà le Panafricanisme

Par delà le Panafricanisme

18 avril 2026 0 Par Cité Dogon

Le moins qu’on puisse dire en termes précis est que le Panafricanisme n’est pas une idéologie. Plutôt, il est une doctrine. Qu’est-ce qui fait la différence ? Nous parlons ici un vocabulaire technique et critique des formes de connaissances et des types d’actions pratiques qui nécessitent de l’exactitude à l’échelle des grandeurs infinies et à l’aune des valeurs qui tendent vers la perfection. Sur ce terrain particulier, c’est la nuance qui est la règle de sûreté et d’efficacité des résultats attendus. 

Une lame est une lame; c’est un objet tranchant. Et une lame peut être une épée, une lame peut être un bistouri, et une lame peut être aussi un coupe-coupe. Mais un coupe-coupe ne peut servir de bistouri ni un bistouri servir d’épée, ni une épée servir de scalpel qui, aussi, est une lame. La nuance est là, dans ces différences subtiles. L’évidence claire est que ces instruments sont de la même nature, des lames. Mais ils incarnent différentes vertus; des qualités séparées et des capacités divergentes. Donc vertu est entendue ici au sens aristotélicien de qualité éthique et d’efficacité technique.

 

À l’image de l’exemple concret, ci-dessus, traitant des lames et de leurs vertus , comment connaîtrions-nous la différence technique et éthique entre une idéologie et une doctrine afin de mieux classer et loger la connaissance particulière mise en pratique qui nous est chère, le Panafricanisme? Le saisir dans les limites de ses qualités et de ses capacités pour en faire un meilleur usage avec plus d’efficacité?

    1 – Des corps d’idées et des courants de pensées

Nous appelons corps d’idées un ensemble de pensées élémentaires organisées dans une suite cohérente qui affirme une vérité ou qui proclame une volonté. Il sert donc à expliquer une réalité, justifier un fait et/ou à formuler et proclamer une intention. Il peut être exprimé sous forme de loi, ou de règlement, ou de théorie applicable.
Dans ce sens une doctrine tout comme une idéologie sont des corps d’idées. Mais elles ont des vertus séparées car elles servent des buts différents.

       1.1- Doctrine

Une doctrine est un corps d’idées qui délimite son cadre d’application restreint. Ce cadre peut être un espace géographique ou une identité sociologique et, au besoin, les deux à la fois.

Par exemple :

  •  l’identité sociologique chrétienne est construite autour de la doctrine de la Vierge Marie , la Trinité divine et le Salut des âmes des croyants dans un paradis. Ce corps d’idée exclut les humains pécheurs et les incrédules.
  • l’identité sociologique franc-maçonne est solidifiée autour de la doctrine de la Perfectibilité du caractère humain, la Sélection et l’initiation discrète d’un petit nombre qui constitue une communauté élitiste de Bâtisseurs d’institutions  ou de nations. Ce corps d’idée exclut les citoyens humbles et novices de la masse populaire.
  • l’espace géographique d’Israël et l’identité sociologique juive se cristallisent autour de la doctrine du Peuple choisi, la Terre promise et l’avènement d’un Royaume divin. Ce corps d’idées exclut les peuples non juifs.

 

Par ces exemples cités nous montrons que ce sont les délimitations géographiques et/ou les exclusions sociolo-giques qui confèrent à ces corps d’idées le caractère de doctrine. Elles n’ont pas une vocation universelle de transformation sociale et de prospérité économique ou d’affermissement moral qui englobent toute l’humanité. Ils ont des préférences de personnes et ou de terrain.

     1.2 – Idéologie

 

Une idéologie est un corps d’idées qui prétend, étend son application à toute la terre et à chaque être humain en offrant une vision du monde et une démarche d’actions. Mieux, elle décrit une vision du meilleur des mondes où l’ensemble des humains, chaque individu, bénéficierait d’un bien être général ou du moins d’une place logique qu’il mérite. Elle inclut forcément dans son énoncée une justification morale, une structuration sociale et un mode d’organisation économique.   Elle propose donc un idéal de société et invite à une adhésion universelle. Ce qui fait que presque toujours elle devient un instrument d’action politique cohérente choisi par divers groupes d’influen-ces publiques, des partis politiques ou des mouvements d’actions populaires où qu’ils se trouvent sur la planète.

En exemples, pour les temps modernes nous connaissons deux principales idéologies qui influencent l’action publique dans presque toutes les sociétés humaines. Il s’agit du capitalisme et du socialisme. Le premier accorde plus d’importance aux moyens matériels et financiers de production. Il donne le plein pouvoir aux propriétaires privés de ces moyens de décider de l’orientation et de la gestion de la production des biens, selon l’offre et la demande, et de la répartition des revenus. Le second accorde plus d’importance aux moyens humains et aux conditions sanitaires, aux mesures de sûreté de production, de même qu’à la répartition équitable des revenus. Il est mis en oeuvre sous l’orientation et l’intervention rapprochée d’un pouvoir public central.

Les idéologies évoluent dans leurs contenues, s’exportent et s’importent, s’adaptent aux zones géographiques et aux contextes socioculturels tout en gardant leurs principes fondamentaux. C’est dans ce sens que naissent en leurs seins des courants de pensées.

1.3- Courants de pensées 

 

Un courant de pensées est une version révisée ou réformée d’un corps d’idées (doctrine, idéologie) original. Ainsi le capitalisme, avec le temps et selon les contextes socioculturels, se décline en libéralisme et néolibéralisme etc… tandis que le socialisme se décline en communisme, en marxisme-léninisme et en sociale démocratie etc…
Le plus souvent lorsqu’un courant de pensées spécifique au sein d’une idéologie est mis en application concrète par un régime politique particulier, le vocabulaire technique l‘identifie, à défaut, à une doctrine.

 

Par ailleurs, la mise en forme des courants de pensées prend divers chemins de réflexion et d’application et aboutit parfois à des formes hybrides qui combinent des idées capitalistes et des idées socialistes. La forme hybride de courants de pensées la plus complexe et assez efficace en politique économique de nos jours est le Socialisme de Marché pratiqué par la Chine depuis 32 ans commençant en 1993.

 

Cette forme hybride de courant de pensées pratiqué en Chine est un positionnement stratégique qui maîtrise, ajuste et manipule deux paramètres: 1) – une connaissance réelle et optimale des jeux d’influences complexes entre les forces politiques et entre les puissances économiques planétaires. 2)- une connaissance optimale de la réalité socioculturelle domestique et une planification proactive conséquente face à l’environnement économique global planétaire.

Ce positionnement de la Chine va au-delà de la Révolution Culturelle initiale entreprise par les pères fondateurs de la République Populaire de Chine. Le constat est clair, la Chine a évolué de la révolution culturelle (transformation socio-politique) à une révolution économique (transformation technologique et managériale).

 

Comme la Chine, l’Afrique peut-elle aussi prétendre à court ou moyen terme pouvoir se hisser dans le temps à une position stratégique de grande influence mondiale en puisant dans son corps d’idées favori, le Panafricanisme ?

 

2 – Espace vital et Géopolitique 

 

En 1823 le président américain James Monroe formula un projet de loi en sept points qui avait une portée internationale. Le but était clair. Il s’agit d’éliminer définitivement et de fermer hermétiquement la porte à toute influence politique des puissances coloniales européennes sur toute l’étendue du territoire continental à l’Ouest de l’Océan Atlantique. C’est-à-dire empêcher l’Europe de contrôler une terre quelconque de l’Amérique, donc depuis le Chili, au sud, jusqu’au Canada, au nord. Le Congrès américain approuva rapidement le texte. C’est la naissance du Pan-américanisme appelé Doctrine Monroe.

 

Rappelons que s’était juste à peine quatre décennies après la révolution anticoloniale et la proclamation de l’indépendance des Etats Unis. Les Etats Unis étaient alors à l’œuvre pour construire une nation nouvelle, ambitieuse et prospère. Ils étaient avides d’opportunités. La première opportunité d’accès à la prospérité que les USA avait saisie fut la victoire des esclaves noirs en Haïti sur les armées coloniales et impérialistes de Napoléon Bonaparte en novembre 1803.

 

En effet la France, déjà affaiblie par les longues guerres couteuses et dévastatrices de Napoléon en Europe et en Afrique du nord, capitula à Saint-Domingue (Haïti) face à la volonté déterminée de cette colonie, la plus prospère du monde, de se libérer de l’esclavage et de la colonisation. La perte de sa domination sur Haïti enleva à la France son plus solide point d’encrage en Amérique. Ses ambitions d’expansion sur le continent américain furent compromises. Les moyens financiers vinrent à manquer de ce fait. La France se vit alors contrainte de vendre le vaste territoire de la Louisiane que les USA se hâtèrent d’acheter à vil prix, puisque la France démunie n’était plus en mesure de se déployer pour occuper, administrer et exploiter ce vaste territoire continental en Amérique, la Louisiane.

 

Ainsi l’acquisition opportuniste de la Louisiane fit doubler la superficie initiale des Etats Unis d’Amérique. Ce méga-négoce foncier relativement facile augmenta l’appétit expansionniste précoce et souverainiste des USA. C’est cet appétit optimiste qui, par la suite, se cristallisera vingt ans plus tard dans la formulation de la Doctrine Monroe en 1823, qui proclame « l’Amérique aux Américains », le Pan-américanisme est devenu légal.

Le Panamericanisme est une doctrine de défense d’un espace vital.

L’actualité chaude internationale est marquée par un geste majeur, déroutant et spectaculaire, de la part du président américain Donald Trump.  Le 5 Mars 2025 dernier il a arraché le Canal du Panama des mains des Chinois pour le ramener dans le giron américain à travers un négoce financier conduit par le géant investisseur américain BlackRock. Cette opération est naturellement une réactualisation stratégique de la Doctrine Monroe instaurée depuis 1823, « L’Amérique aux Américains ». C’est un état d’esprit légitime de protection territoriale avec ses implications vitales.

 

3 – Genèse et Vertus du Pan-Africanisme

 

3.1- Genèse

 

En Amérique des années 1800 débutant, le concours d’événements fructueux qui sont faits d’audace et de sacrifices par les colonies, à savoir la révolution et l’indépendance des USA acquise en 1783, la rébellion foudroyante réussie ensuite en 1792 par les esclaves en Haïti suivie d’une résistance révolutionnaire jusqu’à libération en 1803 ; puis l’énoncée de la Doctrine Monroe en 1823 aux USA et sa mise en application, créa un contexte sociopolitique d’optimisme dans les Caraïbes et sur la terre continentale des Amériques.

 

Cette affirmation de souveraineté des nouvelles nations libres réactiva alentour d’anciens efforts précoces étouffés dans l’œuf durant les décennies précédentes. Dans ce processus, la Jamaïque et la Barbade, le Demerara et la Trinidad on maintenue avec constance la veille combattante pour réclamer leurs indépendances durant les décennies suivantes.

 

C’est dans ce contexte outre atlantique que naquit le germe du Pan-Africanisme. Donc le Panafricanisme est contextuellement une duplication de l’esprit ambiant du Pan-Américanisme cristalisé dans la Doctrine Monroe.  Ce germe fut nourri de réflexions théoriques par des instruits descendants d’esclaves noirs pour ensuite pousser en visibilité politique. Il se décupla par la suite dans les Caraïbes, aux USA et en Europe, déjà à partir de 1887, pour se transposer sur le continent Africain, son horizon de projection affective et effective.

 

Les initiateurs bien connus de cette duplication, sa formulation intellectuelle et son organisation statutaire sont: Edward Wilmot Blyden des îles Saint Thomas, Henry Sylverster-Williams de la Trinidad, George Padmore de la Trinidad, Anténor Firmin de Haïti, W.E.B Dubois des USA, Marcus Garvey de la Jamaïque.

 

À leur suite, les principaux acteurs de la transposition et de l’implantation politique sur le continent Africain à partir de 1958 sont Nkrumah du Ghana, Kenyatta du Kenya, Nyerere de Tanzanie, Azikiwe du Nigeria.

 

              3.2- Vertus  

L’analyse des notions que nous avons faite dans les paragraphes précédents classe objectivement le Panafricanisme dans la catégorie des doctrines. Car son corps de pensée ne propose pas une vision du monde avec un idéal de société à construire. Sa vocation n’est pas universelle, de ce fait il n’est pas une idéologie au sens propre car le fond de sa pensée ne s’adresse pas à toute l’humanité puisqu’elle n’est pas exportable et adaptable ailleurs.

Plus précisément, son envergure intellectuelle ne propose pas un discours analytique systémique qui inclut la psychologie humaine, les structures sociales, les formes d’organisation pour la production et la consommation de biens, les types d’autorité publique etc. Il a plutôt un cadre limitatif identitaire et territorial exclusif et précis.

Clairement, les limites de la réflexion et de l’action panafricaine restent confinées dans une vision à deux axes:

  • l’une est éthique et poursuit la restauration de la dignité de la personnalité biologique et culturelle du Noir africain, bref son identité;
  • l’autre est technique et s’engage dans la revendication et la défense du droit naturel de propriété territoriale sur un espace géographique continental et ses subsidiaires, bref son espace vital légitime.

La démarche éthique a abouti à plusieurs succès historiques dont les plus significatifs sont l’abolition de l’esclavage, la décolonisation en Afrique, la fin de l’Apartheid en Afrique du Sud. La démarche technique a abouti à des résultats pour le moment mitigés comme l’administration publique unitaire continental confiée à l’OUA puis à l’Union Africaine.
 

     

    4 – Par delà le Panafricanisme

 

Prendre conscience du manque d’une vision du monde au creux du panafricanisme c’est lui rendre justice. Car sa vocation n’est pas de créer un idéal universel de société. En essence, le Panafricanisme reste une doctrine de dignité identitaire, de revendication d’un droit de propriété, d’administration et de défense d’un territoire délimité. Cette caractéristique limite ses capacités techniques face aux défis permanents de la compétition vitale au cœur des jeux de puissance entre les grands ensembles naturels et institutionnels planétaires. Les moyens techniques pour relever les défis de puissance et de prospérité se situent au-delà du cadre de la pensée panafricaine.

 

C’est la raison pour laquelle, dans le but de combler cette lacune, le Panafricanisme, dès ses débuts de mise en oeuvre politique sur le continent, s’est plutôt largement adossé à une idéologie véritable, importée, qui est le socialisme scientifique. Nkruma, Nierere, Modibo Keita, Sékou Touré, Lumumba, Senghor et d’autres encore ont illustré cette tendance dans leurs actions politiques. Dans le soucis d’acclimater les idées socialistes ils ont consacré le terme ‘Socialisme Africain’. Plusieurs penseurs comme Senghor et Boubou Hama ont tenté de théoriser le ‘’Socialisme Africain’’ (voir Bernard Charles. Le Socialisme Africain : Mythes et Réalités1965).

 

Après examen, la touche d’acclimatation du Socialisme en Afrique n’a été que des critiques légères à l’endroit du marxisme pour y relever quelques inadéquations dans son application aux réalités socioculturelles africaines. Par exemple Senghor, Sékou Touré, Modibo Keita seraient tous d’accord que en Afrique il ne saurait y avoir de lutte des classes car il n’existait pas en ces années 1950-70 une classe ouvrière salariée employée en masse, ni de classe capitaliste bourgeoise d’entrepreneurs notables. Il n’y avait qu’une large classe paysanne et une maigre élite d’instruits plutôt commis à l’administration publique. Le match n’aura pas lieu !

 

A défaut, pour africaniser le socialisme, les penseurs africains ont jugé mieux d’y greffer des valeurs traditionnelles africaines comme la solidarité communautaire, la spiritualité et la foi religieuse  etc… En fin de compte parlerait-on de panafricanisme socialiste ou de socialisme panafricain ? Quelle que soit l’appellation retenue, le socialisme n’a prospéré en Afrique sous aucune forme scientifique au sens marxiste. Qu’en est-il du capitalisme ?

 

Sans détour nous dirions que l’Afrique est trempée jusqu’aux os dans le capitalisme mondial ; cependant elle n’y est à présent que comme un poids mort juteux à la merci de l’appétit carnassier de requins multinationales étrangères.  L’Afrique, selon l’économiste Kako Nubukpo, est la région la plus ouverte au commerce international, et cette extraversion est mortifère. Ainsi dans l’appareillage du libéralisme global l’Afrique fonctionne comme un appendice, un organe sans réel rôle actif et vital.  Face à ce constat, les spécialistes, comme Nubukpo,  prônent une troisième voie… comme depuis toujours. Mais cette voie pourrait-elle être différente du Socialisme de Marché appliquée par la Chine avec efficacité?

 

De manière pratique, en guise de troisième voie, de rares capitaines d’industries africaines naissantes comme Tony Elumelu du Nigeria proposent plutôt la démarche de l’Afri-capitalisme. C’est dans cette logique que le milliardaire Dangote aurait organisé une Retraite de la Renaissance Afrcaine à Kigali en septembre 2024. Un sommet discret qui a rassemblé 50 milliardaires Africains pour les unir autour d’une vision convergente des initiatives entrepreneuriales au plan continental. Il s’agit en résumé d’arriver à créer une puissante remorque de complexes industriels qui pourra tirer l’économie du continent vers le haut.  C’est faisable dans la mesure du bon sens.

 

Mais à bien voir, cette démarche d’Afri-capitalisme ne ressemblerait-elle pas de près à ce que fit les Etats-Unis d’Amérique au cour du 19e Siècle ? On se rappelle que les Etats Unis avait promu des bâtisseurs de l’économie américaine que furent les grands entrepreneurs comme Rockefeller, Ford, Carnegie, Vanderbilt, JP Morgan et autres dont les industries se complétaient dans une harmonie nationale. Cette harmonie florissante sonnait bien en résultat économique mais par devers elle avait abouti à un système de monopole et à une exploitation regrettable des ouvriers. L’Afri-capitalisme en vue devra pouvoir éviter ces écueils et rester dans les limites de la raison. Comment les éviter ? C’est le devoir des législateurs aux parlements, des juges des tribunaux et des cabinets politiques de créer, animer et renforcer un cadre juridique et un climat politique approprié. Cela requière compétence et vertu.

 

Par ailleurs les bâtisseurs du Capitalisme Américain ont en bonne partie fondé leurs industries sur l’innovation et l’invention. De même les promoteurs du Socialisme de Marché en Chine ont fondé leur prospérité économique sur l’innovation des méthodes de management et l’invention de nouveaux produits et services – Jack Ma et son Alibaba en est un spécimen. Or, Dangote en Afrique ne fabrique que du sucre, du ciment et du carburant pour le moment. Rien d’innovant. Le défi de la 3eme voie, soit-elle Afri-capitaliste ou autre courant, reste presque entier dans son positionnement en tant que corps d’idées, dans sa structuration en action concrète et dans son fonctionnement managérial. L’horizon mondial est vaste mais l’embarcation africaine va encore à très lente allure. Il n’y a que l’invention et l’innovation qui peuvent l’accélérer par de-là le panafricanisme. /.

 

Michel M T KINVI, AVRIL 2025